Chaque année, dans le monde, c’est environ 13 millions de décès dus à l’environnement et 7 millions de décès prématurés dus à une mauvaise qualité de l’air. Cancers, diabète, maladies respiratoires chroniques, maladies cardiovasculaires, obésité… ces maladies chroniques dites « de civilisation » sont devenus en une dizaine d’années une des causes principales de décès en Europe. Elles sont également responsables de nombreuses années de vie perdues en bonne santé.
Ces maladies chroniques n’étant pas uniquement liées au génome, le concept d’exposome est né afin d’étudier l’impact de l’environnement sur la santé de la conception jusqu’à la fin de vie d’un individu.

Malheureusement, nos gènes ne peuvent porter toute la responsabilité dans le développement de ces maladies ; « NOUS » sommes responsables de cette situation ou plus particulièrement ce sont notre mode de vie et notre environnement les coupables. Ainsi, l’étude de l’exposome permet de mieux appréhender l’impact des polluants mais également des habitudes de vie sur la santé et mettre en place des actions de prévention ciblées. Avec la mise en place d’actions de prévention l’environnement est la clé d’une meilleure santé ! Par exemple, 40% des cancers en France pourraient être évités en suivant des actions de prévention.

Temps de lecture : 10 minutes

 

Les maladies de civilisation
La pollution environnementale
Des conséquences indirectes de l’environnement
Pourquoi faut-il agir ? Quel lien avec l’actualité ?
Comment agir ?

Les maladies de civilisation

Qu’appelle-t-on maladie non transmissible, de civilisation ou maladie chronique ?

Maladies non transmissibles, maladies de civilisation et maladies chroniques regroupent les maladies de longue durée qui en général évoluent lentement et sont liées au style de vie ; elles ne peuvent être transmises d’une personne à l’autre.
Les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires chroniques, les maladies métaboliques (diabète, obésité…), cancers, certaines maladies neurodégénératives… sont englobées dans ces appellations. L’incidence grandissante de ces maladies est liée à l’augmentation de l’espérance de vie mais cela n’explique pas tout. Elles sont en majeur partie causées par des facteurs environnementaux et le mode de vie. L’environnement auquel est exposé un individu depuis sa conception peut avoir un effet préventif ou au contraire négatif sur le développement de ces maladies.
Une maladie peut être traitée mais pas nécessairement guérie, ainsi l’espérance de vie s’en retrouve moins impactée que l’espérance de vie en bonne santé*.

Une maladie peut impacter les activités du quotidien ainsi que la productivité au travail sans pour autant provoquer le décès du malade. Les coûts pour la société sont non négligeables. En France, l’espérance de vie en bonne santé est d’environ 63,5 ans alors que l’espérance de vie est de 82 ans.
Il faut noter qu’auparavant ces maladies touchaient peu les pays en développement et étaient l’apanage des pays du Nord or avec la mondialisation, l’urbanisation et l’exportation du mode de vie occidentale, les pays jusque-là épargnés sont aujourd’hui touchés.

 

*L’espérance de vie correspond aux nombres d’années vécues entre la naissance est la mort d’un individu alors que l’espérance de vie en bonne santé représente le nombre d’années vécues uniquement en bonne santé. Ainsi l’espérance de vie en bonne santé est au maximum égale à l’espérance de vie.

Causes et conséquences de ces maladies 

  • Les comportements à l’échelle individuelle

Certains facteurs liés au mode de vie tels que l’activité physique, l’alimentation, le tabac et l’alcool, ont une très grande influence sur le développement des maladies chroniques. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’une activité physique accrue, une alimentation plus saine et l’arrêt du tabagisme permettraient d’éviter jusqu’à 80 pourcents des maladies coronariennes, 90 pourcents des cas de diabète de type 2 et 30% de tous les cancers.

Les facteurs physiologiques comprenant la pression artérielle, la lipidémie et le poids… sont indicateurs du risque de développement de maladies.

  • Le statut socio-économique

Le statut socio-économique est également impactant, les inégalités en matière de santé sont un phénomène omniprésent et universel. Dans tous les pays fournissant des données, la mortalité précoce et l’espérance de vie sont socialement inégalement réparties. A un statut socioéconomique défavorisé correspondent une mortalité élevée et une espérance de vie plus faible. Les politiques de prévention doivent prendre en compte ce phénomène pour réduire les inégalités en matière de santé.

  • L’activité physique

L’activité physique et la réduction de la sédentarité sont primordiales pour réduire les risques de maladies. Par exemple, de grandes études de cohorte suggèrent qu’une activité physique régulière entraîne une diminution du risque de cancer d’environ 50% pour le cancer du côlon et d’environ 15% pour le cancer du sein.

Les effets bénéfiques de l'activité physique - sport pour combattre / éviter certaines maladies et problèmes de santé
https://presse.inserm.fr/activite-physique-prevention-et-traitement-des-maladies-chroniques-une-expertise-collective-de-linserm/33622/
Santé publique france - alimentation nutrition équilibrée et impact santé

https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/nutrition-et-activite-physique/documents/infographie/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite-en-un-coup-d-oeil

  • Une alimentation équilibrée

Une alimentation équilibrée, peu transformée, composée de fruits, légumes et légumineuses est bénéfique pour prévenir le développement des maladies de civilisation ou leur complication. Une alimentation équilibrée permet de préserver l’équilibre du microbiote intestinal et ainsi avoir un effet protecteur. Des études ont montré une altération du microbiote en cas d’obésité, de démence, de maladies neurodégénératives, de MICI… mais sans pouvoir déterminer si cela était une cause ou un effet de ces maladies. Equilibrer l’alimentation de la population permettrait d’éviter 5,4% des cancers.

  • Le tabac et l’alcool

Le tabac est la première cause du cancer du poumon. Il est également impliqué dans de nombreuses autres maladies (maladies cardiovasculaires, respiratoires…). La consommation d’alcool en grande quantité (plus de 3 verres par jour pour les hommes et 2 pour les femmes) est responsable de plus de 200 maladies et atteintes diverses dont des complications hépatiques, cardiovasculaires, neurologiques ainsi que des cancers. L’alcool est la 2ème cause de décès prématurés en France !

La pollution environnementale

La pollution impacte la santé, c’est un fait, mais chaque polluant n’a pas la même action et certains n’auront d’effet que sur la génération suivante.

Les paramètres à prendre en compte pour comprendre l’impact de la pollution sur la santé sont :
– La concentration à laquelle est exposée un individu
– La durée d’exposition de l’individu à ce polluant
– La fenêtre de vie de l’individu (nourrisson, enfant, adulte, femme en âge de procréer, femme enceinte, personnes âgées…)
– Le type de polluant et ses impacts connus, (perturbateur endocrinien, cancérogène, mutagène, reprotoxique, toxique…)

    • La pollution atmosphérique

Les polluants couramment mesurés sont les particules fines, l’ozone, les NOx, les SOx, les pollens, le radon, les composés organiques volatiles, les pesticides… De façon générale, ces polluants peuvent être à l’origine de maladies respiratoires ou d’aggravations de pathologies respiratoires (asthme, BPCO…), ils affaiblissent les voies respiratoires sur le long terme. Le radon est, quant à lui, un cancérogène avéré et la 2ème cause après la cigarette du cancer du poumon (9,8% des cas). De plus, ces polluants sont également liés à une aggravation ou au développement de maladies cardiovasculaires (hypertension, AVC…). Une exposition chronique depuis l’enfance peut donc avoir des effets délétères non négligeables sur la santé. Cette pollution concerne autant la pollution de l’air extérieur (avec comme principales sources : le trafic, les sites industriels, le chauffage au bois, l’agriculture…) que l’air intérieur (meubles neufs, peinture, produits ménagers, poussières, bougies, parfums…).

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/pollution-lair-origines-situation-et-impacts

  • Les perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens sont un cas à part, ils englobent un très grand nombre de composés chimiques que l’on peut retrouver :
– Dans l’air (les pesticides dans l’air que l’on respire…),
– Dans les aliments (traitement chimique, additifs, ustensile de cuisine, emballages alimentaires…),
– Dans l’eau (pesticides dans l’eau, résidus de médicaments…),
– Dans des produits de contact (produits cosmétiques, produits ménagers…).

Un perturbateur endocrinien (PE) agit à des concentrations très basses et perturbe le système hormonal. Les PE se caractérisent par un effet toxique non pas direct, mais indirect, via les modifications physiologiques qu’ils engendrent ; la fenêtre de vie lors l’exposition a son importance, l’exposition d’une femme enceinte aux PE pourra avoir un impact sur son bébé. Les conséquences pour l’organisme sont propres à chaque PE et peuvent être les suivantes : altération des fonctions de reproduction, malformation des organes reproducteurs, développement de tumeurs au niveau des tissus producteurs ou cibles des hormones (thyroïde, sein, testicules, prostate, utérus…), perturbation du fonctionnement de la thyroïde, du développement du système nerveux et du développement cognitif.

  • Les risques alimentaires

L’impact de l’alimentation sur la santé est très large et de nombreux composés sont en jeu. Les effets des divers composés ne sont pas tous documentés et leur risque est donc non avéré à ce jour. Cela peut concerner :
– les pesticides consommés via les fruits et légumes traités,
– les additifs alimentaires ajoutés dans les aliments ultra-transformés,
– les nanoparticules,
– ionisation / irradiation des aliments (pas d’impact avéré sur la santé)
– les résidus de médicaments…

Les additifs peuvent avoir des effets variés sur la santé, allant d’un risque d’hyperactivité chez l’enfant à des suspicions de cancérogénicité ; par exemple les nitrites très présents dans les charcuteries sont suspectés d’être cancérogènes. Eviter les aliments ultra-transformés c’est éviter de consommer des additifs.

L’ionisation des aliments consiste à les exposer à des rayonnements ionisants afin de réduire le nombre de micro-organismes qu’ils contiennent et malheureusement par la même occasion les vitamines et acides aminées. Les effets indirects sur la santé font débat car les traitements entraînent la formation de composés dont l’innocuité est encore mal documentée. En France, toute denrée ionisée doit porter la mention « traité par rayonnements ionisants » ou « traité par ionisation ». En pratique, cette signalétique n’apparaît quasiment jamais au consommateur dans la mesure où les ingrédients irradiés sont le plus souvent incorporés dans des plats préparés où ils sont mélangés à d’autres non irradiés.  Les aliments autorisés à être ionisés en France sont les herbes aromatiques séchées, les épices, la viande de volaille, les crevettes, les légumes et fruits secs, la farine de riz, les germes et flocons de céréales, les cuisses de grenouilles et les condiments végétaux.

 

Certains aliments contiennent des nanoparticules (diamètre <100 nm), provenant de certains ajouts d’additifs, et ces particules peuvent passer la barrière intestinale engendrant des effets sur l’organisme encore peu documentés. Manger des aliments peu transformés permet d’éviter l’ingestion de nanoparticules provenant de certains additifs ajoutés.

La santé animale, dans une optique One Health, a son importance puisque l’utilisation d’antibiotiques dans les élevages peut conduire au phénomène d’antibiorésistance, les bactéries deviennent résistantes et les antibiotiques n’ont plus d’effet. De plus, cela fait consommer des résidus d’antibiotique à notre insu. L’alimentation donnée aux animaux a également un impact sur les consommateurs, le scandale de la vache folle en est un exemple. Les bovins étaient nourris avec des farines animales obtenues à partir de carcasses et de cadavres d’animaux. La maladie touchant dans un premier temps les bovins a pu être transmises à l’homme lors de la consommation de viandes d’animaux infectés. Agir pour préserver la santé des animaux c’est également préserver la santé humaine.

  • Les composés néoformés

Les composés néoformés sont souvent laissés pour compte pourtant leur impact est réel. Un composé néoformé est un composé qui se forme au cours de la transformation du produit en question.

Cuire des aliments à haute température et à faible humidité (chips, frites, pain, gâteaux…) conduit à la formation d’acrylamide (réaction de Maillard); or l’acrylamide est classé comme un agent probablement cancérogène par le CIRC.

De même, la viande (notamment les viandes grasses) cuites au barbecue et parfois quelque peu carbonisées (résidu noir) font ingérer des amines hétérocycliques (HCA) et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) qui sont des substances cancérogènes.

Le furane est un composé volatil qui se forme au cours du traitement thermique de certains aliments.

Les esters de MCPD et de glycidol se forment lors du raffinage des huiles végétales.

Les composés néoformés ne sont pas mentionnés sur les emballages des produits, seules des actions de préventions à visée informatives peuvent permettre aux consommateurs d’identifier les risques avérés sur la santé de ces substances.

Des conséquences indirectes de l’environnement

    • Le microbiote intestinal

Les conséquences de maladies ou de comportements vont au-delà du développement d’une pathologie. Par exemple, dans le cas d’une alimentation déséquilibrée ou de l’obésité ou de MICI (maladie chronique inflammatoire de l’intestin) le microbiote intestinal est altéré : causes ou conséquences de ces maladies ou des comportements cela n’est pas tranché ! Mais ce qui est connu est qu’un déséquilibre dans un microbiote peut impacter l’immunité, la digestion, le métabolisme et les fonctions neurologiques.

    • L’épigénétique

L’environnement, et plus généralement nos expositions et habitudes, peuvent engendrer des modifications épigénétiques qui sont transmissibles à la descendance. A la différence du code génétique de l’ADN les modifications épigénétiques sont réversibles. Les modifications épigénétiques sont induites par l’environnement au sens large. Ces signaux, y compris ceux liés à nos comportements (alimentation, tabagisme, stress…), peuvent conduire à des modifications dans l’expression de nos gènes, sans affecter leur séquence. Le phénomène peut être transitoire, mais il existe des modifications épigénétiques pérennes, qui persistent lorsque le signal qui les a induites disparaît.

Pourquoi faut-il agir ?

Le principe de précaution et la réduction générale de la pollution sont nécessaires pour prévenir les maladies notamment dans les cas où les causes environnementales et leurs impacts sont encore peu documentés.

    • Cancers pédiatriques

Un nombre anormalement élevé de cancers pédiatriques a été dénombré à St-Pazanne une petite commune de Loire-Atlantique. 9 enfants ont été touchés par un cancer depuis décembre 2015. Les causes d’un nombre aussi important de cancers seraient liées à une ou des causes environnementales. L’ARS a donc lancé des investigations poussées (analyse de l’eau, de la qualité d’air, du radon, des radiations, des ondes électromagnétiques…). Malgré les recherches et mesures de nombreux facteurs environnementaux aucun élément probant expliquant ces cancers n’a été déterminé à ce jour.

    • Enfants nés sans bras en Loire-Atlantique, Morbihan et l’Ain

Le recensement de plusieurs cas suspects de bébés nés sans bras ou main (excès de cas dans une même zone géographique), interrogent sur cette malformation rare, aux causes indéterminées. Une chose est certaine, ce type de malformation n’est pas d’origine génétique d’où la recherche de causes environnementales. Les investigations sont portées sur des toxiques comme l’exposition à certains pesticides. Les résultats ne sont pas encore publiés.

    • Incendie Lubrizol

L’incendie Lubrizol est un contexte de pollution particulier puisque la population a été exposée, sur court terme et le sera sur long terme, à des polluants (dioxines, furanes, PCB, HAP, éléments métalliques, particules fines, phtalates retardateurs de flammes…). Sur court terme l’exposition à des concentrations élevées a pu conduire à des symptômes aigus comme la toux, gêne respiratoire, larmoiement, problème digestif, sensation de vertige…

Les impacts sanitaires sur le long terme nécessitent des analyses de contamination des sols, de l’eau, des produits alimentaires et de la qualité de l’air. L’objectif étant de prendre des mesures sanitaires pour réduire les risques sur la santé humaine et animale (dans le cas d’élevage). Les productions végétales déclarées impropres à la consommation après les retombées de suies ont été détruites. Les mesures sanitaires nécessaires pour préserver la santé pourront être prises au fur et à mesure des résultats des analyses.

    • Covid-19

Des épidémies comme le Covid-19 sont également liées à l’environnement même si cela est indirect. Les maladies de civilisation sont des causes de comorbidités dans cette épidémie (obésité, maladies respiratoires, maladies cardiovasculaires, diabète…). De plus, il a été montré que la pollution de l’air (sur le long terme) jouait sur la virulence ; les personnes soumises à une exposition chronique à la pollution de l’air ont un système respiratoire plus fragilisé (inflammation…) et étaient plus impactés dans le cas où ils contractaient le virus. Une lettre impliquant plus de 250 scientifiques internationaux appelle l’OMS à reconnaître que le virus peut rester dans l’air plusieurs heures après le passage d’une personne infectée et que cela pourrait être un mode de transmission à investiguer et à ne pas négliger. Ainsi la consigne pour une bonne qualité de l’air intérieur qui consiste à aérer les espaces clos régulièrement prend tout son sens.

consigne aération pour meilleure qualité d'air et donc baisse de la pollution - impact santé environnementale

https://academic.oup.com/cid/article-abstract/doi/10.1093/cid/ciaa939/5867798

Ces quelques exemples d’actualité montrent à quel point l’environnement et la santé sont liés et cela de manière plus ou moins directe. On remarque également que les voies d’exposition sont multiples (ingestion, inhalation, contact) tout comme les effets et que les impacts peuvent être visibles à plus ou moins long terme.

Comment agir ?

    • La responsabilité sociétale

Changer les comportements ne peut être qu’à l’échelle individuelle, en effet les collectivités, gouvernements et les industriels doivent également s’impliquer.

Dans ce cadre des projets à l’échelle Européenne sont financés, c’est le cas du programme H2020 (Horizon 2020) et du nouveau programme « Horizon Europe » qui permettent l’émergence de projets sur l’étude de l’exposome à grande échelle (cohorte de 32 000 paires mère-enfant pour le projet HELIX par exemple). Il est ainsi possible via ces études de faire des liens entre exposome et asthme ou exposome et cancer et cela en étudiant les expositions des individus depuis leur croissance in-utero.

Le concept d’exposome fait également partie de la loi française puisque le terme a été intégré dans l’article 1er de la loi de santé publique adoptée en avril 2015 par l’Assemblée nationale. Le 1er axe du PNSE 4 (Plan National Santé Environnement) est basé sur la notion d’exposome « Mieux connaître les expositions et les effets de l’environnement sur la santé des populations ».

Après l’étude les actions doivent suivre. Les actions peuvent être sous forme de prévention pour les individus mais surtout elles devraient être au niveau national, ou des collectivités/industriels. Par exemple, pour diminuer la pollution liée au trafic et par la même occasion le manque d’activité physique, le développement de pistes cyclables et de stations vélos dans les villes est une solution. De plus, les industriels doivent également continuer leurs efforts de recomposition des produits alimentaires. Par exemple, diminuer le nombre d’additifs, les graisses de piètre qualité nutritionnelle, sel ajouté et sucres ajoutés sans pour autant substituer les sucres par des édulcorants intenses ou par des ingrédients contenant des sucres (tels que les moûts, les jus de fruits concentrés, le miel, etc.).

Les pouvoirs publics peuvent agir :
– en limitant la disponibilité des produits de qualité nutritionnelle pauvre en distribution automatique et en particulier sur tous les lieux d’éducation et d’enseignement,
– en rendant obligatoire la disponibilité des données de composition des produits manufacturés…
– en envisageant la mise en place de mesures réglementaires ciblées sur les principaux vecteurs de sucres, sels, matières grasses saturées, additifs ajoutés afin d’agir dans un calendrier maîtrisé, sur le nombre de produits concernés et le niveau de réduction des teneurs des ajouts.

 

A l’échelle des communes ou des entreprises, les cantines doivent continuer leurs efforts pour proposer des produits biologiques et des repas végétariens. La société a sa part de responsabilité dans le développement des maladies de civilisation et la cause de développement des maladies ne devrait pas reposer uniquement sur la responsabilité individuelle. Commencer par des actions à l’échelle communautaire a montré son efficacité dans des projets menée sur des villes américaines (Albert Lea, Minnesota ; Beach Cities, California…).

A une échelle plus localisée la surveillance de la qualité de l’air intérieur (QAI) est obligatoire dans les écoles maternelles et élémentaires ainsi que dans les crèches depuis 1er janvier 2018, et dans les centres de loisir, les collèges et les lycées depuis le 1er janvier 2020.

Des actions environnementales et de sensibilisation permettent également d’instaurer un cercle vertueux entre santé et environnement puisque l’environnement influence la santé des hommes mais les hommes impactent également leur environnement. Chaque action doit être pensée dans une optique de « One Health » c’est-à-dire « une seule santé » regroupant ainsi la santé humaine, la santé de l’environnement et la santé animale.

 

    • Les actions individuelles (légende du suricate)

Certaines actions pour préserver la santé peuvent déjà être prise au niveau individuel et avoir un impact non négligeable. Eviter la fumer de cigarette, s’exposer aux UVs en se protégeant, intégrer des légumes et des fibres dans son alimentation, faire une activité physique, limiter sa consommation d’alcool à un ou 2 verres, réduire son stress… De petites actions préventives tenues sur le long terme plutôt que de grands changements sur le court terme sont préférables pour préserver sa santé.

Les interventions humaines altèrent la capacité des écosystèmes à fournir leurs biens (ex. eau douce, nourriture, produits pharmaceutiques, etc.) et services (ex. purification de l’air, de l’eau et des sols, la séquestration des polluants, etc.).

La perturbation de l’écosystème peut avoir des répercussions sur la santé de plusieurs façons et selon un enchaînement complexe.

La mise en place d’un cercle vertueux homme-environnement et environnement-homme est le challenge à relever pour pouvoir répondre aux problèmes de demain à savoir l’émergence de virus, l’antibiorésistance, l’augmentation des maladies chroniques, la perte et transformation de certains nutriments (par exemple le gluten dont la digestibilité a diminué) dans l’alimentation…

Vous trouverez plus d’informations et bons gestes du quotidien sur l’application Meersens, le gardien de votre santé.

Sources:


https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30917598/
https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/perturbateurs-endocriniens
https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/microbiote-intestinal-flore-intestinale
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02275512/document
https://www.anses.fr/fr/content/incendie-de-lusine-lubrizol-%C3%A0-rouen-les-avis-de-lanses
https://www.lepoint.fr/sante/sainte-pazanne-9-enfants-touches-par-le-cancer-depuis-decembre-2015–29-03-2019-2304694_40.php
https://www.who.int/topics/noncommunicable_diseases/fr/

Les maladies non transmissibles et les facteurs d’influence


https://www.who.int/features/qa/one-health/fr/
https://ideas4development.org/lutte-maladies-non-transmissibles-urgence/

Le mode de vie occidental appauvrirait la composition du microbiote intestinal

Biodiversité et Santé

Covid-19 et environnement : les recommandations d’un programme européen coordonné par l’Inserm


https://www.spectra-online.ch/fr/spectra/themes/le-mode-de-vie-influence-la-sante-n-qurest-ce-qui-influence-le-mode-de-vie-93-10.html
http://www.criirad.org/actualites/dossiers2005/irradiationaliments/docinfocriiradirradiat.pdf
https://watermark.silverchair.com/

Lectures complémentaires

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